Bon, je sais bien qu’un demi-siècle de « désistement républicain » m’a appris que je ne devrais pas avoir d’ennemi à gauche. Et que je dois plus que jamais me souvenir de cet impératif catégorique électoral, à quelques heures des élections cantonales dont tout le monde se moque totalement entre l’apocalypse nô et la guerre civile en Lybie. Mais encore faudrait-il qu’ils soient de gauche, les ennemis. A votre avis, la phrase suivante, elle est de Sarkozy ou de DSK ? « La réalité, c’est que ces gens-là, ils sont dans la merde. Et y sont gravement. Ils ont beaucoup bricolé, ils savent très bien qu’ils ne paient pas d’impôts, que c’est un sport national de ne pas payer d’impôts en Grèce, que ça truande un maximum. Mais d’un autre côté, si on n’était pas venu à la dernière minute quand ils nous ont demandé de venir, ils seraient tombés au fond du gouffre. » Que tout ça ne vous empêche pas de voter socialiste au second tour, surtout si vous êtes de droite, si par malheur les candidats du Front de Gauche étaient battus au premier.

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