Dans Le Monde du 7 juillet, un article intitulé « À Sarcelles, la rénovation urbaine oublie la culture » donne la parole à Nabil Koskossi, candidat divers gauche aux dernières municipales et opposant au maire actuel, François Pupponi.

Ce monsieur dit vouloir promouvoir la culture qui manque cruellement dans le grand ensemble en faisant revenir à Sarcelles tous les artistes qui y sont passés.

Par exemple, le rappeur Eric Aït Si Ahmed, connu comme le fondateur du groupe Minister Amer. Car oui, pour Nabil Koskossi la culture c’est le rap, on n’en est plus aux grandes heures de Sarcelles avec son ciné-club et ses rencontres d’auteurs, ne soyons pas passéistes, c’est ringard.

Mais jusque-là, rien de gênant.

Ce que l’article ne dit pas, c’est que Nabil Koskossi fut l’organisateur de la manif interdite du 20 juillet 2014, qui s’est transformée, comme prévu, en émeutes. Celle où l’on a crié « Mort aux juifs » dans les rues de Sarcelles.

Bien sûr, l’homme se défend d’être responsable des débordements de sa manif, sauf qu’il est toujours poursuivi par la justice. A croire que la journaliste du Monde, Sylvie Zappi ne s’est sans doute pas assez renseignée sur le personnage…

On ne peut pas croire en effet qu’elle ou son journal aient sciemment édulcoré la réalité des faits, décidément trop têtus, et choisi de travestir le sieur Nabil Koskossi en homme de culture et en démocrate sincère.

Les cités sont pleines de Nabil Koskossi. Pareils à des hommes sandwichs, ils portent une pancarte bisounours devant mais celle de derrière est souvent beaucoup plus sombre.

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Maya Nahum
est auteur.
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