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La France terre d’accueil: l’agresseur du photographe de Reims avait déjà été condamné huit fois!

Et il était toujours en liberté. Et toujours en France bien qu’Algérien

La France terre d’accueil: l’agresseur du photographe de Reims avait déjà été condamné huit fois!
Gérald Darmanin en déplacement à Beauvais le 5 mars 2021 © Ludovic MARIN / AFP

Anes Said K, 21 ans, est enfin en prison. Il aurait dû y être depuis longtemps et en tout cas expulsé. Des juges bienveillants et scrupuleux en ont décidé autrement.

C’est lui qui dans un déchainement glauque et bestial de violence a massacré le photographe de l’Union de Reims. Celui-ci est toujours dans le coma. Comme il s’agit d’un
journaliste, Darmanin s’en est soucié et a demandé une enquête approfondie sur son cas estimant qu’il y avait eu des failles dans la gestion de Anes Said K.

Un titre de séjour obtenu en Espagne

Nous pouvons l’aider à les trouver. À 13 ans Anes Said K était arrivé en France venant d’Espagne. De nationalité algérienne, il avait obtenu là-bas un titre de séjour. Puis avec sa famille il est parti pour la France. Entre notre pays et l’Espagne il n’y a plus de Pyrénées… Ainsi le veulent les Accords de Schengen.

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La valeur n’attendant pas le nombre des années, son parcours judiciaire a commencé au Tribunal pour enfants de Bobigny. Ensuite déménagement à Reims. Et là, devenu majeur, il a continué sur la voie empruntée à Bobigny. Ces deux dernières années, il a écopé de huit condamnations : vols, trafic de stupéfiants, violences en réunion. Les juges étaient habitués à le voir. Et pour le revoir ils ont pensé qu’il ne fallait pas le mettre en prison où il aurait échappé à leur affection.

La responsabilité des juges questionnée

On ne connait pas les peines auxquelles il a été condamné, le procureur de Reims n’ayant pas communiqué sur cette question. On peut supposer qu’elles étaient assorties d’un sursis. Mais est-ce qu’un sursis tient en cas de récidive ?

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On sait en revanche, d’après le procureur de Reims, que ces peines étaient « aménageables ». C’est-à-dire commuées en travaux d’intérêt général. C’est d’ailleurs pour s’être soustrait à l’une de ces obligations qu’Anes Said K a passé quand même trente jours en prison.

Ce qui au regard de ses huit condamnations n’est pas excessif. L’a-t-on expulsé ensuite ? Les policiers le connaissaient bien. Ils ont fait leur travail en l’arrêtant à plusieurs reprises. Les juges eux aussi le connaissaient bien. Vous trouvez que les juges ont fait leur travail ?

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est journaliste et essayiste

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