Avec son Petit traité de la bêtise contemporaine, Marilia Amorim poursuit la critique linguistique du postmodernisme esquissée dans ses ouvrages précédents. Cette disciple de Bakhtine mêle l’humour à la rigueur universitaire pour nous convier à une balade à travers la ville où l’on dit « je » à notre place à chaque coin de rue. Dans les notices pharmaceutiques, dans le métro, au supermarché ou sur Internet, elle découvre et médite l’angoissante omniprésence de la « forme énonciative fusionnelle » qui réduit systématiquement en bouillie la distance entre le locuteur et le destinataire du discours.

Marilia Amorim, Petit traité de la bêtise contemporaine, suivi de Comment (re)devenir intelligent, ed. Erès, collection Humus Philo.

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