Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson Nicolas Sarkozy lors du second débat télévisé de la primaire de la droite et du centre © AFP Eric FEFERBERG

Ne gâchons pas le suspense, ce qui frappait dans ce débat, c’était l’attitude de Nicolas Sarkozy. Autant le dire, en plus de vingt-cinq ans, je n’ai jamais vu l’ex-président patauger autant dans un débat télévisé. Au moment où l’ex-champion du petit écran, ânonnait sa conclusion sans y croire, j’ai repensé à ma grand-mère concluant le récit de la « Berezina » : « Pour la première fois, l’Aigle baissait la tête ».

Il faut dire que les petits candidats s’en sont donné à cœur joie. Copé, tantôt sniper, tantôt comique-troupier. NKM offensive à la limite de l’agressivité, évoquant même le service militaire tranquillou de l’ex-président. Le Maire, métamorphosé par rapport au premier débat – Etait-ce l’effet de la cravate ? Ces trois-là ont concentré leurs coups sur un Nicolas Sarkozy quasi-amorphe. Alain Juppé laissait passer les balles et pouvait apprécier la situation.

Et François Fillon pouvait poursuivre sur sa lancée, s’affirmant de plus en plus comme une éventuelle surprise le 20 novembre prochain. Nicolas Sarkozy avait un objectif, faire de François Bayrou le huitième invité du débat. Les autres, à part peut-être Jean-Frédéric Poisson, l’ont envoyé sur les roses.

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David Desgouilles
est blogueur et romancier.Responsable du blog politique "Antidote" sur Causeur.fr, il a grenouillé un peu dans la politique, surtout pendant les années 90. Derniers livres parus : Dérapage (Édition du Rocher) / Le bruit de la douche (Édition Michalon)