La panade actuelle a été suscitée par la crainte que des minoritaires veuillent révolutionner les mœurs et le droit à marche forcée, entraînant par réaction la manifestation de gens qui semblent vouloir que rien ne bouge dans les mœurs et le droit.

La vérité est que les réformateurs tranquilles sont très majoritaires à droite et à gauche.

C’est pourquoi la droite et la gauche s’honoreraient en établissant une  charte commune sur ce qu’on peut améliorer dans le domaine des moeurs (fin de vie, l’IVG, sexualité), de la famille et de l’éducation civique à l’école.

Une plate forme commune s’impose de façon impérative pour la raison raisonnable qu’une courte majorité n’est pas légitimée à déboussoler l’intime de la vie des gens, et que seul le compromis permet que le rythme de l’évolution soit accordé au besoin de repères assurant une certaine stabilité.

On sait depuis la loi Veil que même en France,  le compromis est politiquement possible.

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