Bientôt Bercy ! Puis le « Boxing Day », les Jeux d’Hiver, le Tournoi des VI Nations, Paris-Roubaix, la finale de la Ligue des Champions, le Tour de France, et voilà encore une année de passée.

Si comme moi vous préférez découper l’année ainsi plutôt qu’en Toussaint, Noël ou « ponts », c’est que vous aimez le sport, que dis-je, LES sports. Alors, pensez donc, recevoir les Jeux Olympiques d’été, c’est l’Amérique ! Enfin, non, l’Amérique c’est 2028 à Los Angeles, 2024 c’est chez nous ! Ici c’est ? Paris !

Quelle joie de voir à la maison une prochaine razzia de médailles françaises et les grandes stars étrangères d’athlétisme, de natation ou de basket sur nos stades, nos chaînes de télé, et sans décalage horaire.

Paris à tout prix?

Mais, car il y a un mais, le féru de hand, le mordu de judo, le dingue d’équitation et le fana de gymnastique doit-il pour autant faire semblant d’ignorer les nombreuses questions posées par cette candidature ? Autrement dit, peut-il être la même personne que le contribuable soucieux, l’usager des transports inquiet, le militant vigilant et le père de famille responsable ? Et si oui, qui l’emporte ?

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Après tout, on peut aimer le foot et ne pas manquer de s’alarmer de la bulle spéculative des transferts faramineux ou du « soft power » des puissances du Golfe dans le sport. Pourquoi en irait-il autrement pour l’organisation des Jeux à Paris ? Ami lecteur, je le confesse : je voudrais que les Jeux de 2024 aient lieu, oui, mais où ?

Même pas sûr de pouvoir me rendre au stade !

Car sous prétexte d’assister à une finale du 100 m, devrais-je tout accepter sans broncher? Je ne suis même pas sûr de pouvoir me rendre au stade ! Car non seulement je devrai me coltiner pendant toutes ces années les chantiers pharaoniques avec leur lot d’inconvénients (salut à toi, qui oses encore prendre ton véhicule sur l’A86) tout en réglant la note en hausse d’impôts locaux, tarif Navigo, stationnement… mais en plus, je dois déjà me préparer à ne même pas pouvoir me payer un seul billet pour assister aux épreuves. Le comble.

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Je vois déjà le tableau, comme pour l’Euro 2016 et toute grande compétition internationale depuis maintenant 20 ans, ce sera un tirage au sort via internet, c’est-à-dire que l’habitant du Massachusetts ou de Pékin aura autant de chances que celui du Finistère ou de Clichy de gagner le gros lot. Enfin, de payer le gros lot surtout car j’attends avec impatience la grille tarifaire, tout particulièrement pour les sports rois comme l’athlétisme, le basket ou encore la natation. Quant aux chaînes de télé et acteurs internet, nous permettront-ils de voir encore gratuitement les épreuves et émissions ou serons-nous obligés de nous abonner, et à quel prix ?

Enlèvement demandé

A défaut, je pourrais participer à la fête, même de loin, dans des fans-zones ou des cafés… Hum, je doute que les bistrotiers résistent à l’envie de profiter de la masse des supporters pour augmenter leurs prix, voyez-vous.

Et puis le véritable amateur de sport c’est bien celui qui n’hésite pas à se lever à 4 heures du matin pour voir la finale d’Alain Bernard à Pékin, pas vrai ? Pourquoi nous priver, chers lecteurs, de ce petit plaisir, je vous le demande.

J’ai donc la réponse à ma question et dois me résoudre, la mort dans l’âme, à préférer les JO… à l’étranger.

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