Outre la famille Ben Ali, ses parents, amis et alliés, la révolution tunisienne risque de faire une nouvelle victime, mais collatérale et sympathique, cette fois: Alassane Ouattara. Les yeux des medias internationaux braqués sur Tunis, la crise ivoirienne s’enlise dans une indifférence croissante. Le président élu de la Côte d’Ivoire a bel et bien appelé à la grève générale à partir de ce 18 janvier, mais entretemps, son adversaire n’attend pas les bras croisés.

Un des conseillers de Laurent Gbagbo a ainsi fait savoir que la Banque centrale ivoirienne, contrairement aux déclarations de son gouverneur, n’a pas arrêté de respecter la signature du président sortant. Gbagbo a donc suffisamment de cash pour payer les salaires des fonctionnaires nécessaires à la survie de son régime – notamment ceux en uniforme. Selon le QG de Ouattara, 141 millions de dollars ont été retirés du compte de l’Etat, une somme que Gbagbo n’a probablement pas l’intention d’utiliser pour rémunérer les détenteurs des obligations émises par son gouvernement ces dernières années…

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