À quoi cela tient-il ? À la géographie qui les excentre un peu du mainstream occidental ? Au climat dont la rudesse oblige à choisir vite et définitivement entre neurasthénie et bonheur ? À un système éducatif qui favorise l’apprentissage sans étouffer la créativité ? Aux conditions de travail comprenant rigueur, soutien et confiance ? À une longue tradition de cinéma qui allie liberté de l’auteur et respect du public ? Je n’en sais rien. Mais je suis toujours estomaqué par la qualité, l’originalité, le charme de ces films qui nous viennent du Nord. Olli Mäki, qui sortira en salle mercredi 19 octobre, en est la dernière pépite.

Le film de Juho Kuosmanen est d’abord une belle histoire. En 1962, Olli Mäki (interprété par Jarkko Lahti qu’on avait déjà vu dans Sparrows, chroniqué cet été dans Causeur) est le jeune espoir de la boxe finlandaise. Cet ouvrier-boulanger de province (il arrive de Kokkola, petite ville du nord du pays) vient d’intégrer le circuit professionnel. Un combat l’opposant à l’Américain Davey Moore est prévu à Helsinki fin août. S’il le remporte, il deviendra le premier champion du monde de boxe finlandais. Inscrit dans la catégorie « poids plume », Olli doit perdre quelques kilos au cours de l’été (afin de peser moins de 57 kilos) et s’entraîner très rigoureusement. La pression de son entraîneur, des médias et des sponsors s’accentue sur ce petit provincial déraciné. Il obtempère, il écoute. Il fait de son mieux. Seulement voilà : pour la première fois de sa vie, le jeune homme est amoureux.

Lisez la suite de l’article sur le blog d’Olivier Prévôt.

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