Maurice Ronet :

La flânerie biographique que lui consacre Jean-Pierre Montal – Ronetles vies du feu follet (Pierre-Guillaume de Roux) – est une merveille d’élégance, de style, de légèreté. Ça donne envie de revoir Plein soleil, Raphaël ou le débauché ou La Piscine (scénario d’Alain Page), entre autres. Pour enfoncer le clou, les éditions des Equateurs publient, sous la plume de José-Alain Fralon : Ronet, le splendide désenchanté et le cinéma Le Champollion lui consacre une rétrospective. Ronet pas mort, littérature suit …

Lindsay Lohan :

Alcoolique, droguée et ringarde, la starlette est moquée partout. Rectifions : elle est belle, drôle, a une voix de fumeuse de blonde à se damner et, dans The Canyons, signé Paul Schrader sur un scénario de Bret Easton Ellis, elle nous enchante. Nue ou parée d’une robe noire et de Louboutin, elle y est exquise, comme dans une série de photos mises en scène par Olivier Zahm. C’était en 2012 dans LOfficiel Hommes. Ça ne nous quitte plus.

LUI :

Le meilleur texte de la rentrée date de 1971. Il a paru dans LUI, est signé Paul Gégauff. Ça s’appelle « Salut les coquins ! ». La Nouvelle vague morfle. Les mots à l’assaut, à la caresse sur Godard, Truffaut, Rohmer. On dirait le Hollywood Babylone de Saint-Germain des prés. À lire dans le prochain numéro de Schnock (en décembre). Ca tombe bien : LUI est de retour dans les kiosques. À la direction, Beigbeder, parfait dans son édito et son itévé de Filippachi. Léa Seydoux incarne la dolce vita en couverture et dans les pages intérieures. Libérati la joue piano sur l’inconnue du mois. Iacub est incompréhensible. Nicolas Rey parle avec talent des fesses de Najat Vallaud-Belkacem. Patrick Besson, profitant des séances de cinéma, n’en fait qu’à sa fête. On attend le numéro 2.

Patrick Besson :

Patrick est un cochon. Chez lui, tout est bon. Sa Nouvelle galerie, à paraître aux Mille et une nuits, en est un exemple. Ses mots de flâneur en Iran, récemment dans Le Point, en sont un autre. En six pages, tout est dit. La presse, quand les écrivains s’en mêlent, c’est tout de suite mieux.

Le jeu de quilles :

Meilleure table – sise 45 rue Boulard – du XIVe arrondissement, donc de Paris. Benoît Reix, le chef, nous régale de ses menus dégustations et de ses vins qui rendent meilleur, un Morgon de chez Descombes par exemple. NKM en personne l’encense par-ci par-là. NKM a bon goût. On pourrait bien, pour cette gustative raison, voter pour elle.

Eric Neuhoff :

Les remous salariaux ont parfois du bon. Au Figaro, Yann Moix ne tient plus le feuilleton littéraire et Eric Neuhoff, dans le Figaro Magazine, nous offre chaque semaine ses « Passe-temps ». Il parle de la pluie, de Woody Allen, de la nostalgie des plages ou du sac des filles. Un rendez-vous à ne pas manquer, en attendant la parution en octobre, chez Ecriture, de son Dictionnaire chic du cinéma.

Aurélie Filippetti :

Héroïne cachée, paraît-il, de Moment dun couple, roman de Nelly Alard (Gallimard). Ce qui lui déplaît. Amante hystérique ou pas, il n’empêche : le prix Décembre est en vue. Pour une Ministre de la Culture, ce n’est pas rien. Même par procuration.

*Photo: Plein Soleil.

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est écrivain.
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