Suite aux accusations de racisme dont le magazine Valeurs actuelles fait l’objet depuis la publication d’une fiction mettant en scène la députée Danièle Obono dans la peau d’une esclave africaine, le numéro s’arrache.


Ça y est j’ai passé le cap. Dans une grande ville à l’avant-garde de la diversité, je me suis quasiment excusé auprès de la kiosquière, une quarantenaire d’origine nord-africaine. « Ils en parlent à la télé », lui ai-je chuchoté en payant le journal à la réputation sulfureuse. Elle semblait n’en avoir cure, elle a juste souligné: « cinq euros cinquante! La presse ils exagèrent ». C’est vrai que c’est un peu cher.

A voir sur REACnROLL: Charlotte d’Ornellas: « L’affaire Obono a soudé la rédaction de Valeurs actuelles »

M’attendant à rencontrer l’évangile de la « fachosphère », je dois confier que j’ai été déçu. « Ensauvagement » : itinéraire d’un mot piégé. J’ai trouvé un papier fort pédagogique signé par un dénommé Victor-Isaac Anne, j’y ai appris que le terme « ensauvagement » a été théorisé par la politologue Thérèse Delpech. Qu’ils soient tous les deux remerciés. Puis j’ai découvert une compilation des faits de violence qui ont plombé notre été. C’est vrai que sur six pages, cette lecture peut être encore plus anxiogène que la revue de presse internet fdesouche. Seulement n’en déplaisent à ceux qui se pressent de traiter Valeurs actuelles de torchon pour soigner leur réputation, tous ces faits sont vrais. Et dans la presse, est-ce vraiment mal de relater la réalité? Je ne crois pas. Pour ceux qui veulent une vision plus lyrique de la vie il reste heureusement la littérature, notamm

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