image : sxc.hu/speedy2

Ne mentez pas. Comme tout le monde, vous avez suivi le dernier épisode de l’« affaire » : le retour. Comme tout le monde, vous avez aperçu le sourire radieux d’Anne Sinclair au milieu des caméras. Comme tout le monde, vous avez râlé contre la médiatisation insensée de cette arrivée (et comme tout le monde, vous ne regardez qu’Arte)[1. Comme l’a finement observé, sur RTL, l’amie Muriel Gremillet, après avoir montré DSK menotté, il aurait été assez injuste de faire l’impasse sur son retour en homme libre]. D’accord, il n’y avait rien à voir, mais ce n’était pas une raison pour ne rien montrer. Et pourquoi pas, tant qu’on y est, nous demander, à nous les journalistes, de nous taire quand nous n’avons rien à dire ? Vous voulez la mort de la presse, ce pilier-de-notre-démocratie ? Notons au passage que dans les rédactions, le partage des tâches est désormais très au point : pendant que les uns font le pied de grue à Roissy ou place des Vosges, les autres s’indignent vertueusement. Chacun sa chance. Moi, j’opte pour l’indignation parce que la journée de travail de l’indigné commence généralement à une heure décente. Et puis, dans un studio, on est au chaud et il arrive qu’on vous serve un café buvable.

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