Home Brèves Louise-Marie s’en fout la République. Mais Marianne bichonne Louise-Marie.


Louise-Marie s’en fout la République. Mais Marianne bichonne Louise-Marie.

Avant-hier soir dans le 3e arrondissement de Marseille, deux agents de police ont été frappés par une cinquantaine d’individus qu’a appelés à la rescousse une jeune femme de 18 ans couverte d’un niqab à qui les forces de l’ordre demandaient de lever son voile pour un contrôle d’identité.
Au motif que cette demande était peut-être incongrue à proximité d’un lieu de culte, et qui plus est en période de ramadan, les quatre personnes interpellées (dont Louise-Marie) ont été remises en liberté cette nuit, « dans un souci d’apaisement », une simple convocation en poche.
Trois conclusions à ce fait divers déplorable.
Avant de crier pour alerter ses coreligionnaires et de mordre une policière appelée en renfort, la donzelle a déclaré : « Je n’obéis pas aux lois de la République ».

Et elle a bien raison, puisque la République se montre désireuse de ne pas stigmatiser les intégristes, et le gouvernement soucieux (à juste titre) de ne pas contrôler « au faciès » – qui, si l’on en croit l’âge et le prénom de la jeune femme, serait plutôt « blanc, white, blanco ».
Enfin, si la revêche s’appelle Louise-Marie, on peut émettre l’hypothèse que, convertie de fraîche date, elle déploie un zèle des plus pénibles. Nos concitoyens musulmans pour qui cette période de ramadan est vécue plus ou moins religieusement, et représente souvent l’occasion de se retrouver en famille, entre voisins et entre amis, apprécieront sans nul doute les compréhensibles réactions « islamophobes » que cet éclat suivi de cet effet n’a pas manqué de déclencher sur les forums des e-journaux.
Un incident similaire s’était déroulé à Aulnay-sous-Bois en juillet 2011. La jeune femme en question s’était cependant « contentée » de qualifier les policiers de « bande de chiens ».

Pour rappel, le projet de loi d’interdiction du port du voile intégral dans tout l’espace public avait été voté par l’Assemblée nationale et approuvé par le Sénat (246 voix contre 1) en septembre 2010. Devait s’ensuivre une période de six mois au titre de « démarche de dialogue et de persuasion » encourageant les femmes concernées à ne conserver cette pratique que dans le cadre privé.
Une enquête administrative est en cours, certaines personnes s’étant plaintes de « violences illégitimes de la part des policiers », selon le Parquet, rapporte Le Nouvel Obs.


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Isabelle Kersimon est journaliste.

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