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Les analyses pénétrantes de Christine Lagarde

Depuis lundi matin, les journaux évoquent un entretien que Christine Lagarde a accordé à la chaîne ABC aux Etats-Unis ce dimanche. Notre ministre de l’économie dissertait sur « l’aide » qu’une moindre présence de libido et de testostérone apporte à la gent féminine dans l’exercice des responsabilités publiques.

Intrigué par cette fameuse « aide », je me suis mis en quête d’autres déclarations que Mme Lagarde aurait pu avoir sur ce thème et qui expliciterait davantage sa pensée. Je n’ai pas été déçu du voyage. Le 1er octobre dernier, pour la Tribune, elle a donné un éclairage fort détonnant sur les responsabilités dans la crise financière. Qu’on en juge. Lorsqu’on lui demande si la donne aurait été changée si Lehmann Brothers s’était appelé Lehmann Sisters, Christine Lagarde n’hésite pas : « Oui. J’en suis convaincue. Intuitivement, je pense qu’il y a moins de libido féminine dans le rapport de compétitivité permanent qui se joue dans les salles de marché. ».

Son intuition -féminine, bien entendu- ne la trompe pas. Elle en est convaincue. La testostérone, voilà l’ennemie ! D’ailleurs, plus loin, elle enfonce le clou : « […] le compost financier a été l’élément déterminant. Et si vous regardez la sphère financière, vous y rencontrez une grande majorité de paires de pantalons. ». On notera au passage la délicatesse qui la pousse à préférer évoquer les pantalons à autres choses pour désigner ce qui va par deux chez les messieurs. Et d’oublier au passage les combats féministes d’avant-garde menés par la municipalité parisienne. Mais on comprend malgré tout entre les lignes, que ce qui pose problème, au premier chef, dans les bourses, ce sont bien les couilles.

Point de problème systémique, donc. Alors que le G20 va débuter et que notre Président de la République souhaite apporter à ses partenaires quelques propositions pour réformer le capitalisme mondialisé, sa ministre lui apprend doctement que ce n’est pas la peine et que le problème se situe au niveau de son caleçon. Il suffit simplement de n’embaucher que des traideuses.


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