Au siècle dernier, croyez-moi, il existait des abribus ! Le Larousse est limpide à leur propos : il s’agissait d’« édicules comportant des panneaux publicitaires, faits pour abriter les personnes qui attendent l’autobus ». L’affaire était claire et simple : un ensemble d’individus grégaires, réunis autour d’un même projet (prendre le bus) se rapprochaient les uns des autres − sous l’édicule − afin d’échapper aux intempéries. En général, le temps passait, les nuages aussi, les femmes peaufinaient leur maquillage, les hommes lisaient France-Soir d’un air pénétré, les gamins ployaient sous le poids de leur cartable en peau de cuir et soudain, au loin, apparaissait le bus 91 (Bastille-Montparnasse 2 Gare TGV). Alors la joie collective était grande, et l’on tendait son titre de transport au poinçonneur avec un authentique sourire de courtoisie.

Seulement, voilà, les abribus, c’est terminé !

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