Aux dernières informations, il semblerait que l’OPA hostile menée depuis vingt ans par la SARL FSSPX[1. Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.] à l’encontre de l’EUSCA[2. Eglise Une Sainte Catholique et Apostolique.] Inc. n’aboutisse pas. Il n’y aura ni fusion, ni absorption. A travers ce rapprochement, les gérants de l’entreprise familiale sise à Ecône comptaient en effet imposer leurs méthodes commerciales à leur nouveau partenaire. Ils espéraient lui faire abandonner le plan marketing – décidé au Vatican, entre 1962 et 1965 – qu’ils jugeaient un peu audacieux et contraire à leurs statuts. Ils considéraient aussi qu’il s’était accompagné d’une baisse significative de la qualité de la production due, selon eux, à un mauvais respect du savoir-faire traditionnel. La constitution d’une telle holding aurait permis à la FSSPX de devenir leader mondial dans son domaine. En attendant, elle va devoir continuer à affronter la concurrence de l’UCIU[3. Union Catholique Internationale d’Utrecht (Eglise « vieille-catholique »).] et de la CAEF[4. Communautés et Assemblées Evangéliques de France.], cette dernière lui prenant des parts de marché croissantes. Si l’on ajoute la désastreuse campagne publicitaire – bien que n’étant pas conçue par Séguéla – lancée récemment par le country manager de sa branche argentine, la FSSPX traverse une sérieuse période de turbulences qui pourrait bien se répercuter sur sa cote en Bourse. Un jeudi noir en perspective ?

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