Ce sont les lecteurs de Marianne qui ont découvert les premiers l’existence de la «  Gauche populaire ». Samedi, en page 34 de l’hebdo figurait un article intitulé « Hollande a plus d’un Guaino dans son sac », en référence à Henri Guaino, conseiller et plume de l’actuel président de la République.

Ainsi découvrit-on quelques-uns des visages de la « Gauche pop’ ». Parmi eux, le politologue Laurent Bouvet, qui vient de publier Le sens du peuple». Le géographe Christophe Guilluy, co-auteur du Plaidoyer pour une gauche populaire serait également de l’aventure, de même que Gaël Brustier, proche d’Arnaud Montebourg, et co-auteur de Recherche le peuple désespérément.

Le collectif, dont l’objectif est de « ramener la gauche au peuple » serait par ailleurs composé de membres caractérisés par « la diversité de leurs sensibilités et de leurs parcours politiques ». C’est en tout cas ce qu’annonce la page de présentation d’un blog tout récemment ouvert. Des membres fort dissemblables, donc, quoique généralement issus de la gauche, et qui se présentent comme « une conjuration » de « souverainistes ou fédéralistes, jacobins ou girondins, première ou deuxième gauche (…) voire, prodige, des écologistes ».

Leur but commun ? Faire barrage aux thèses néfastes de la -trop- médiatique fondation Terra Nova, dont l’invraisemblable rapport Quelle majorité électorale pour 2012 ?, fut un révélateur pour le groupe. Aussi cherchent-ils désormais à « remettre la gauche d’aplomb, une gauche populaire devant adopter une ligne politique claire : le commun plutôt que les identités, le social avant le sociétal, l’émancipation collective plus que l’extension infinie des droits individuels ». In fine, il s’agit bien évidemment de ramener dans le giron de la gauche un électorat populaire trop facilement abandonné au Front National, quand il n’est pas tout simplement condamné à l’abstention.

Difficile pour l’heure de savoir quelle influence la « Gauche pop’ » aura sur le principal candidat de la gauche, François Hollande. Le programme annoncé par celui-ci jeudi dernier laisse dubitatif. Pour autant, le discours du Bourget, très réussi malgré ses zones d’ombres – notamment l’avenir de la construction européenne – laisse accroire que les « Guaino » du candidat socialiste n’ont pas dit leur dernier mot….

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