« Cet endroit est débile. Tout le monde déteste tout le monde. Laïcs. Religieux. Ashkénazes. Sépharades. Juifs. Arabes. Il n’y a pas de futur. »
Joshua Sobol, Instant de vérité

« Nous savons, et pour y avoir vécu, combien se déchaînent les passions − politiques et religieuses − dès que l’on parle d’Israël/Palestine. Nous savons combien les Juifs, israéliens ou non, ont « à se battre per et contra se. Pour Israël. Contre Israël. » »[1. Myriam Sâr, L’An dernier à Jérusalem, Les Provinciales, 2011.] Car Israël est, dès son violent commencement, hanté par son brutal effacement, et la peur récurrente d’une destruction venue de l’extérieur − comme un « génocide nucléaire » iranien[2. Richard L. Rubinstein, Jihad et génocide nucléaire, Les Provinciales, 2010.] − n’est souvent que l’exutoire de l’angoisse fondamentale, celle de l’éclatement de la nation bigarrée, Babel moderne parlant hébreu, en ses trop diverses composantes. Comment rêver l’alliance, créer l’alliage nouveau entre le laïque de Jérusalem-Ouest, le gay de Tel-Aviv, le haredi de Méa Shéarim, l’ex-kibboutznik de Neve Ilan et le colon du Goush Etzion ?.

Tzvi Fishman, Le Grand romancier américain, nouvelles, 120 pages, éditions Les Provinciales.
Shakin Nir, L’Idéal du kibboutz, roman, 176 pages, éditions Les Provinciales.
Joshua Sobol, Instant de vérité, théâtre, 168 pages, éditions Les Provinciales.

*Photo : communityconnectionsnews

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