En France, la violence quotidienne n’est plus l’exception mais la règle.


La langue française est riche en vocabulaire et en nuances. Si nous avions un doute, les derniers événements, nous l’ont ôté. Incivilité, manque de courtoisie, le respect d’autrui, comportement qui ne respecte pas une partie ou l’ensemble des règles de vie en communauté. Ensauvagement, chute dans la sauvagerie, retour à l’état sauvage. Sauvageons, expression déjà utilisée en 1999 par l’ancien ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, qui déclarait «il faut lutter contre l’insécurité sans surenchère ni démagogie». Vingt ans plus tard, on est encore à faire de la sémantique.

L’ordre républicain perdu

Depuis des mois, voire plus, nous sommes contraints d’apprendre à vivre, s’il est possible, avec une violence quotidienne, qui finit par être non plus l’exception, mais la règle. Nos dirigeants successifs ont beau faire des déclarations solennelles, affirmer prendre le problème à bras le corps, la violence s’amplifie. Chaque jour apporte son lot. Auparavant, il était question des territoires perdus de la République, aujourd’hui c’est l’ordre républicain qui est perdu sur le territoire. Comme la pandémie, cette violence ne connait pas de frontière. Alors il faut agir.

Il n’est pas normal qu’en France, on puisse acheter un véhicule sans être titulaire du permis. Si cet achat concerne un tiers, il doit figurer nommément lors de l’achat. Il n’est pas normal qu’on vende un véhicule sans qu’il soit préalablement assuré. Il y a un million de conducteurs sans permis et donc de tueurs potentiels. Ces délits doivent être condamnés par des peines automatiques et la confiscation du véhicule. Les sommes iront à un fond destiné aux victimes. Finis les rodéos nocturnes, on confisque et on vend.

Il n’est pas normal qu’un chauffard, sous l’empire de l’alcool ou de stupéfiants puisse contester devant un tribunal le crime qu’il aura commis en fauchant des enfants, un père de famille, un gendarme dans l’exercice de ses fonctions. Ces crimes ou ces incivilités doivent faire l’objet d’une peine automatique incompressible.

Confisquons les véhicules

Tuer avec une voiture n’est en rien différent de tuer avec une arme. Le délit de fuite est un fait aggravant. Le véhicule doit aussi être saisi. Il n’est pas normal qu’un chauffeur de bus soit bastonné à mort quand il demande aux passagers de porter le masque. Là aussi, une peine automatique devrait s’appliquer et donner à réfléchir à ceux tentés d’en faire autant. On n’est pas dans une série télévisée.

Il n’est pas normal que le client d’une laverie soit battu à coups de battes de baseball parce qu’il demande à un autre utilisateur de porter un masque. Incivilité ? Il n’est pas normal qu’un maire trouve la mort par écrasement en 2019 parce qu’il invite un chauffeur à déposer ses gravats ailleurs. Un autre maire est frappé parce qu’il demande à un de ses  administrés de baisser la musique, incivilités, ensauvagement ?

Alors qu’on réprime théoriquement à coups d’amendes(?) la conduite en état d’ivresse, ou sous l’empire de stupéfiants, le véhicule doit être confisqué. On verra baisser significativement cette conduite irresponsable.

Irresponsabilité pénale

Il n’est pas normal qu’on continue à invoquer la loi sur l’irresponsabilité pénale. L’article 122-1 du Code pénal doit être abrogé. Il stipule qu’en cas d’altération du discernement au moment des faits, le principe d’atténuation de la peine prononcée s’applique. Le maximum légal sera réduit d’un tiers en matière correctionnel et en cas de crime puni de la réclusion criminelle ou de la détention criminelle à perpétuité, ramenée à trente années. Il faut en finir avec ces modalités qui permettent d’exonérer des tueurs. C’est l’objet de la proposition de loi de Nathalie Goulet, sénatrice UDI, qui a par ailleurs présidé une commission d’enquête sur l’organisation et les moyens de la lutte contre les réseaux djihadistes en France et en Europe. Sur ce dernier point on pourrait déjà commencer par interdire totalement la présence du Hezbollah en France et en Europe.

Enfin, depuis 2006, on compte onze assassinats à caractère antisémite. Les dernières victimes sont Sarah Halimi et Mireille Knoll. Pour cette dernière, rappelons qu’il aura fallu de nombreux articles de presse, pour qu’enfin on reconnaisse qu’il s’agissait d’un crime à caractère antisémite. Sinon on s’en tenait à un crime commis sous l’empire de stupéfiants ou de l’alcool. Pour Sarah Halimi, la Cour d’appel de Paris a conclu à l’irresponsabilité pénale de son auteur Kobili Traoré. On comprend que défenestrer quelqu’un aux cris d’Allahou Akbar n’est pas antisémite, sous l’emprise de «substances».

Il faut que tout cela change ! L’autorité de l’État est continuellement bafouée. Les Français ont peur et les victimes demandent justice. France, pays des droits de l’homme, ta civilisation fout le camp !

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