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Hollande à la Bastille : la comédie de la servilité

L’émouvant discours dans lequel le président de la République, Nicolas Sarkozy, a reconnu et assumé sa défaite, m’a rappelé la devise de mon collège : « Vouloir gagner, savoir perdre ». Je ne suis pas certain que les figurants du zèle et de la courtisanerie, qui se sont précipités pour encenser M. Hollande, aient démontré une semblable dignité.

Manifestant une déplaisante arrogance, voire de l’hystérie, ils ont tous posé en triomphateurs : « Avec François Hollande, la République revient », a déclaré Harlem Désir, dimanche à 20 h 05 ; quant à la bêtise, on a pu constater, grâce à M. Désir, qu’elle n’était jamais partie ! Quelques minutes plus tard, les propos de Cécile Duflot, chlorophyllienne énervée, m’évoquèrent plutôt cette sentence délicieusement vraie de Jules Renard: « Il n’y a malheureusement pas de remède de bonne femme contre les mauvaises.»

M. Dan Franck a évoqué le bilan exécrable du président vaincu, soulignant le « désastre culturel » de son quinquennat : mais, à ma connaissance, M. Sarkozy n’est en rien responsable du « désastre culturel » que représente Dan Franck ! On a vu Denis Podalydès, comédien polyvalent comme les salles du même nom, présenter ses hommages au roi François à la manière d’un fabricant d’encensoir ses offres de service… Près de la Bastille, Clémentine Célarié, très agitée et le verbe haut, sembla soudainement prise de convulsions : sa tête, ses membres et tout son corps manifestèrent les signes visibles d’une inquiétante « épilepsie de la victoire ». Quelque chose me dit que tous ces gens seront largement récompensés de leur petite comédie de la servilité…


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Né à Paris, il n’est pas pressé d’y mourir, mais se livre tout de même à des repérages dans les cimetières (sa préférence va à Charonne). Feint souvent de comprendre, mais n’en tire aucune conclusion. Par ailleurs éditeur-paquageur, traducteur, auteur, amateur, élémenteur.

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