Quand Dominique Martin donne rendez-vous à un journaliste, il choisit soigneusement l’endroit et l’heure : à 11 heures, à la Trossingen Tavern, au centre de Cluses, ville industrielle de Haute-Savoie (17 000 habitants), dans la rue où il tint longtemps boutique de chaussures avant de se consacrer entièrement à la politique, au début des années 1990. C’est l’heure où retraités et chômeurs arrivent par petits groupes pour prendre l’apéro et échanger les propos habituels à ce genre de lieu, des ragots locaux aux considérations planétaires. Aucun des clients de ce bar, qui porte le nom de la cité allemande jumelée avec Cluses, ne manque de venir le saluer, avec un mélange de familiarité et de déférence. Le journaliste assis en face de lui a droit, également, à une poignée de main, bien qu’il soit parfaitement inconnu dans les parages. Celui qui boit un verre avec « Dominique » ne peut être totalement mauvais…

*Photo: DR

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