Mais où sont donc passées les lunettes rouges d’Éva Joly ? Sont-elles encore efficaces? Ou ne devrait-elle pas s’adresser à Afflelou pour une nouvelle paire en plastique biodégradable?

Son pays natal, celui dont elle a tant tenu à conserver la citoyenneté pleure ses morts et Éva Joly s’est contentée d’un communiqué bref, froid et superficiel. Un peu léger non?

Pourquoi n’a-t-elle pas pris le premier avion vendredi dernier pour se précipiter au chevet de ses compatriotes et de ses ex-collègues mentionnés dans son communiqué ? La première candidate binationale à l’élection présidentielle ne vivrait-elle sa double nationalité que dans un seul sens ?

Éva Joly ne souhaitait peut-être tout simplement pas quitter l’île aux enfants qui habite ses chimères infantiles pour faire un petit séjour sur l’île de la mort qui elle est malheureusement bien réelle. Il faut dire qu’être confrontée à la réalité et voir la police, habituellement dépourvue d’armes, équipée cette fois de fusils d’assaut et l’armée (horresco referens !) patrouiller dans Oslo

Le cas échéant elle aurait été obligée de constater les conséquences désastreuses de cet Etat trop angélique pour croire au mal, et incapable de protéger ses concitoyens du pire. Éva Joly, bouleversée par son séjour, nous serait peut-être revenue rêvant d’un pays sûr pour tous et concluant un discours par « Si vis pacem para bellum« . Mais là c’est nous qui rêvons !

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