Le billet du vaurien


L’enfer, j’ai bien peur qu’il ne soit ici, à Lausanne, surtout le dimanche sous une pluie glaciale qui mine mon moral autant que mes articulations. J’aurais tort néanmoins de geindre. Je dispose d’un flacon de phénobarbital – mon sirop mexicain – qui, en moins d’un quart d’heure, me soulagera définitivement du poids de l’existence. Je n’entendrai plus parler du Covid-19, ni des décapitations très en vogue chez les islamistes. De surcroît, je me débarrasserai de ce qu’il y a de plus pénible à supporter dans l’existence : soi-même.

Suite 612

Certes, je loge dans un palace et l’été s’est déroulé comme je l’espérais. À Pully-Plage, j’ai joué pendant des heures au tennis de table sous le soleil. Mais plus personne ne m’attendait dans ma suite 612. Alors, le soir je regardais les chaînes d’info en continu ou des matches de foot. Parfois un film – j’en retiendrai deux : « Babel » de Gonzalez Iñárritu où une jeune Japonaise à l’exquise nudité m’a sorti de mon marasme et “Les sept mercenaires” de John Sturges où j’ai retrouvé Robert Vaughn. J’ai bien acheté un livre :  Interventions 2020 de Michel Houellebecq, mais je l’ai

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