Aux larmes citoyens ! Le dernier Prix spécial du jury du Festival de Cannes, Capharnaüm, tient moins du cinéma que du mouchoir et prend le spectateur en otage. 


On devrait créer à Cannes, aux César et ailleurs le « Prix de la meilleure prise d’otages émotionnelle ou du meilleur protocole compassionnel ». Serait ainsi récompensé un film parfaitement insupportable, parce que manipulant son spectateur avec des ficelles que des esprits radicaux pourraient qualifier de « dégueulasses », comme on dit chez Godard. Le jury cannois 2018 s’est donc lourdement trompé d’intitulé en remettant au film de la cinéaste libanaise, Nadine Labaki, le Prix spécial du jury pour son Capharnaüm.

Où est le cinéma ?

On sait que ce dernier mot vient du nom de la ville judéenne, au bord du lac de Tibériade, où Jésus fut assailli pa

Article réservé aux abonnés

60 % de l’article reste à lire…

Pour poursuivre la lecture de cet article Abonnez-vous dès maintenant.

ABONNEMENT 100% NUMERIQUE
  • Tout Causeur.fr en illimité
  • Le magazine disponible la veille de la sortie kiosque
  • Tous les anciens numéros
3 €80par mois
Octobre 2018 - Causeur #61

Article extrait du Magazine Causeur

Lire la suite