D’après le site d’Europe 1, Vincent Peillon, qui réclamait dimanche l’ouverture d’un débat sur la dépénalisation de l’usage du cannabis, aurait reçu lundi un appel téléphonique de la part du Président Hollande et subi, selon la confidence d’un conseiller du Château, une « engueulade maîtrisée ». Cet adjectif me laisse songeur. Est-ce à dire qu’un chef d’Etat normal ne traite plus, comme aux heures les plus sombres de notre histoire sarkozyste, ses collaborateurs, pardon, je voulais dire ses ministres de connard ou d’enfoiré ? Qu’il se contente de les qualifier de foutriquet, de triple-buse ou de bachibouzouk ? Il faut dire que le ministre de l’éducation nationale avait besoin de ce recadrage. Faire une telle annonce le lendemain de la mise en examen d’une élue de la majorité, pour blanchiment d’argent de la drogue, ce n’est pas forcément faire preuve d’un sens de l’opportunité politique hors du commun. Dans ces conditions, d’aucuns regretteraient presque de ne pouvoir appliquer au locataire de la rue de Grenelle quelques châtiments corporels. Tel n’est plus le cas, heureusement, de nos jours. Inspirons-nous de cette volonté de maîtriser les engueulades ! Tiens, moi, je vais essayer avec les gosses.

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