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Canicule: le dôme de chaleur et sa coupole idéologique

Monique Barbut et Yann Barthès me donnent envie de brancher la clim’…


Canicule: le dôme de chaleur et sa coupole idéologique
La ministre de l'Environnement, Monique Barbut, quitte le palais de l'Élysée à l'issue du Conseil des ministres, le 24 juin 2026. © J.E.E/SIPA

Clim à fond, tête froide : pourquoi l’écologie ne doit pas appartenir aux bobos habitant autour du Canal Saint-Martin…


Je ne suis pas climatosceptique : les dérèglements actuels, marqués par des périodes caniculaires à répétition, des catastrophes se multipliant à chaque recoin de la planète et des phénomènes qui finiront par bouleverser notre quotidien en plus de nos étés, ne doivent pas manquer de nous alerter. Si je suis de ceux dont le combat prioritaire est celui de la préservation de notre identité, d’un mode de vie « à l’européenne » et d’un savoir-vivre qui ne peut se fondre dans le « vivre-ensemble », celui-ci ne doit pas occulter le fait que, sans aucun doute, la planète est en surchauffe et donc en danger.

La gauche n’a pas le monopole de l’écologie !

La retenue des gens de droite à l’égard de l’écologie résulte souvent de mauvaises raisons, dont la mainmise sur le sujet de la gauche et de sa peu tolérante extrême. Celles-ci dénient à leurs adversaires le droit d’avoir un avis sur la question, et parfois des solutions, au prétexte qu’ils seraient par essence uniquement aiguillonnés par le profit et donc insensibles au bien commun. C’est évidemment faux et, quand bien même ce serait vrai, on ne voit pas en quoi le capitalisme par exemple serait moins à même de régler le problème que le collectivisme forcené qui jamais et en rien n’a amené de solution – pourtant, en France et en Belgique se sont multipliées les coquecigrues nous indiquant que le réchauffement climatique serait un souvenir ancien en votant Mélenchon ou pour les partis verts. Si seulement…

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Bien sûr, nous venons tous de souffrir de la vague de chaleur, avec des niveaux d’adaptation dépendant de nos aptitudes physiques, du fait d’avoir ou non la clim, de notre âge couplé à notre état de santé, de notre mental, de nos conditions socio-économiques, de l’isolation de nos lieux de vie ou de notre proximité… avec le Canal Saint-Martin – épicentre des électorats LFistes- où il est possible de plonger une tête sous la férule d’Hamza la Douane.

La barbe !

Si le dôme de chaleur fut difficilement supportable, il l’est encore plus quand vient s’ajouter une coupole idéologique. A force de répéter que nous allons tous étouffer, en pleine époque où la fragilité est devenue une vertu, certains finissent par le croire et à se déclarer martyr. Que l’on se souvienne pourtant des périodes de touffeur estivale de nos enfances : déjà nous suffoquions, cela nous permettait de réclamer des glaces à l’eau, nous dormions la fenêtre ouverte après avoir passé quelques minutes salvatrices sous une douche froide ; et personne pourtant ne s’en plaignait par-delà les lamentations d’usage. Preuve que rien n’est totalement nouveau sous le soleil, dans L’été en pente douce, film de 1987, la chaleur est déjà un personnage à part entière.

Alors, quand la ministre de la Transition écologique Monique Barbut déclare, à propos de la climatisation, et dans un mauvais français, « vous croyez que ça va éviter quoi? », ça nous donne juste envie de mettre la clim à fond. Lorsque l’animateur télé Yann Barthès raille les personnes habitant sous les toits, nous souhaitons juste l’enchaîner au sommet d’un monticule exposé au soleil. Mais il y a surtout la caste des « experts », dont le Belge François Gemenne, présent sur tous les plateaux, afin de répéter les poncifs de la secte climatique – le problème, c’est que l’homme a tellement véhiculé d’inepties sur l’immigration, autre sujet de prédilection de ce toutologue, qu’on a dû mal à le croire quand il s’exprime sur des thématiques plus complexes et moins directement visibles. En filigranes, il existe, chez certaines personnes à gauche, une appétence malsaine à voir un pays souffrir et suffoquer, afin de le forcer ensuite à accepter des solutions mêlant écologie punitive, décroissance économique et mesures liberticides, ce qui ne manquerait pas de tiers-mondiser davantage encore notre espace géographique.

Un peu de bon sens, bon sang !

A rebours de cette vision, un autre discours est évidemment possible. En matière climatique, le bon sens devrait ramener chacun à la plus élémentaire raison. Hugo Clément, journaliste ayant prouvé à plusieurs reprises qu’il n’était pas sectaire, en débattant avec des personnalités politiques n’étant pas nécessairement de son camp, a bien résumé les débats actuels : « Être contre la climatisation n’a pas de sens. On ne peut pas être « contre » une technologie qui permet de réduire la mortalité durant les épisodes de chaleur extrême (…) En revanche, présenter cela comme l’unique adaptation au changement climatique, c’est un non-sens. »

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Le bon sens amènera à trouver des solutions de court terme – dont la climatisation – afin que chacun puisse vivre malgré la chaleur, explorer les voies offertes par la science et la technique (et même si je ne suis pas expert en la matière, dans les domaines de la géo-ingénierie notamment), développer le nucléaire (qui est, il est toujours intéressant de le rappeler, une énergie décarbonée), relocaliser un maximum la production, et, sans doute, individuellement, revoir, au moins à la marge, nos modes de vie.




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