Le sourire de l’ex-ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem. Novembre 2016. SIPA. 00782990_000003

Il est des événements comme la rentrée des classes, l’achat des cadeaux de Noël ou les premiers jours de plage, qui fournissent chaque année l’occasion à nos médias de refourguer exactement les mêmes types de reportages. On se demande d’ailleurs pourquoi ils prennent la peine d’aller interviewer des gens, il suffirait de reprendre les papiers de l’année précédente, personne ne s’en rendrait compte. Mais certains sujets sont plus tendancieux que d’autres.

Le bac dans les médias, c’est : le stress avant les épreuves, les épreuves, la correction, la découverte des résultats.

Actuellement, nous sommes dans la phase des corrections :



Ah non, pardon, ça c’est un article de l’année dernière. Voici 2017 :



Je précise que je ne suis pas l’Ingrid en question.

Mais le top, c’est ça. On peut lire l’article mais le mieux est assurément d’écouter le reportage (en bas de la page donnée en lien).

Le contenu de ce petit reportage est gentillet. On oscille entre le sans intérêt et le rassurant. Elle est bien mignonne, cette petite Mme Pierrat, avec son stylo rouge et ses petites anecdotes. Mais son interview est l’occasion de rappeler le pré-pensé obligatoire.

Elle ne tient pas compte de l’orthographe, dit-elle. La journaliste ne s’étonne ni ne s’offusque. C’est le signe que Mme Pierrat est « bienveillante ». A en croire la réaction, ou plutôt l’absence de réaction de la journaliste, ce choix docimologique (la docimologie est la science de la notation, c’est un des seuls souvenirs qui me restent de mes quelques heures d’IUFM…) ne pose aucun problème, et ne mérite donc d’être ni questionné ni contesté. Un prof qui n’adopterait pas ce parti pris serait tout simplement considéré comme malveillant et représenterait ainsi le type même du mauvais correcteur.

Et puis, bien sûr, ils ont trouvé une prof qui est prête à tordre le cou à la « rumeur », au « mythe » : non, il n’y a pas de consignes pour donner le bac à tout le monde. Voici comment le passage est restitué dans l’article :



Manipulation. Il n’y a certes pas de consignes pour qu’on donne le bac à tout le monde. Mais il y a bien des consignes pour être bienveillant. Les fameuses réunions d’harmonisation voient se succéder les incitations à surnoter au prétexte que…

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