La Grèce s’est donc qualifiée à la surprise générale en battant la Russie dont un certain Marc C. d’Ivry-sur-Seine et du Café de Flore réunis avait prévu le destin funeste, ajoutant malicieusement qu’elle jouait trop bien au football pour aller loin dans la compétition.

En quart de finale, les joueurs grecs seront opposés à l’Allemagne, ce qui ne manque pas de sel compte tenu de l’amour que se portent les deux peuples depuis des lustres, oubliant de manière irraisonnée que l’Europe, c’est la Paix. Ce n’est certes pas la première fois que des compétitions sportives opposent des nations en bisbille sur le plan politique. On se souvient notamment du Angleterre-Argentine de la coupe du monde 1986 alors que les deux pays venaient d’en découdre à propos des Malouines. Maradona et sa main de Dieu avaient alors vengé l’Argentine de l’intransigeance de la Dame de Fer. Mais d’autres faits troublants entourent ce Grèce-Allemagne.

Ainsi aura t-il lieu à Gdansk qui, dans la langue de Goethe, s’appelle Dantzig. On conseillera donc aux joueurs grecs d’être vigilants dans les couloirs, qu’on appelait les ailes du temps de Thierry Roland. On note également que le match aura lieu le 22 juin soit la date anniversaire de l’opération Barbarossa. Des coïncidences qui, si l’on se laisse emporter par un pessimisme teinté de superstition, ne laisseront pas indifférent.

Lire la suite