Une nuit, à Lisieux, Léna, une lycéenne, reconnaît Otto, 14 ans, qu’elle croyait mort après qu’il eut laissé une lettre d’adieu à sa famille et à ses camarades de classe. Avec ce premier film, en salles demain, Félix de Givry réalise un coup de maître et rappelle François Truffaut à notre critique.

Présenté à Cannes dans le cadre de la « Semaine de la critique », le premier film de Félix de Givry, Adieu monde cruel, étonne puis séduit par sa maîtrise et son pouvoir d’attraction. S’inscrivant dans une lignée truffaldienne revendiquée, convoquant aussi bien la liberté des Quatre Cents Coups que le romantisme des Deux Anglaises et le Continent,à titre d’exemples, le film débute par une voix off, celle d’une narratrice (merveilleuse Françoise Lebrun) qu’on dirait tout droit sortie de La Femme d’à côté.
Mais on ne peut nullement résumer cette œuvre à cette brillante et malicieuse filiation. Le cinéaste tisse sa propre toile dans l’histoire d’un ado qui, tenté par le suicide, survit en cachette grâce à l’aide d’une jeune fille plutôt revêche.
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Givry est porté par des acteurs principaux aussi formidables l’un que l’autre : Milo Machado-Graner (découvert dans Anatomie d’une chute de Justine Triet) et Jane Beever, une révélation. Leur sulfureux duo attise les passions, déclenche la vengeance et fait se rencontrer les contraires. Un premier film, un coup de maître.
Durée : 1h33





