Dans l’affaire du drame de Crépol, le journaliste vedette de la gauche, comme beaucoup d’autres, est bien gêné aux entournures: la justice a retenu in extremis la circonstance aggravante de racisme anti-blanc. Tous redoutent qu’un tel constat ne fasse le jeu des vils « populistes » qu’ils fustigent à longueur d’année dans leurs éditoriaux.
À la fin de l’instruction à Valence, pour les onze mis en examen, à la suite de la tragédie criminelle et de la mort de Thomas Perotto, âgé de seize ans, les juges ont ajouté la circonstance aggravante de racisme anti-Blancs. Quoique tardif, cet élément à charge était indiscutable à la suite de certains propos proférés par les agresseurs. Le plus intéressant est d’observer les réactions de quelques contempteurs du racisme, sauf quand il est anti-Blanc.
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Ainsi, Edwy Plenel, sur X, si gêné aux entournures, se surpasse dans son idéologie négationniste en mettant en cause cette notion de « racisme anti-Blanc », qui serait « venue de l’extrême droite », qui serait « très contestée » et aurait été reprise par la justice. Je lui ai demandé ingénument si la vérité n’avait pas sa faveur.
Pourquoi un tel embarras de sa part, alors que, dans son rôle d’investigation, Mediapart, quand les faits existent et que leur réalité est univoque, les reconnaît pour tels et ne cherche pas à biaiser en recherchant désespérément les moyens de prouver que ce qui est n’est pas ? Edwy Plenel donne systématiquement, avec son équipe, des leçons d’humanisme et est notamment animé par une hostilité systématique envers la police, comme si cette dernière était toujours coupable et les malfaisants et voyous qui s’en prennent à elle, évidemment blancs comme neige.
Faut-il considérer — ce serait une terrible désillusion — qu’Edwy Plenel ne combat pas tous les racismes, mais ne se soucie obsessionnellement que de celui qui viserait les musulmans et les Africains, en propageant l’idée perverse que les Français détesteraient ces deux communautés ? L’expérience et les réactions de notre pays ont démontré le contraire. Qu’Edwy Plenel soit ainsi conduit à une argumentation qui paraît empêtrée parce que le racisme anti-Blanc ne correspond pas à ses schémas de pensée, à son idéologie, est un signe infiniment négatif. Il n’oserait pas non plus, je suppose, laisser entendre que ceux qui dénoncent le racisme anti-Blanc sont, pour autant, incapables de vitupérer contre tous les autres racismes ainsi que le terrifiant antisémitisme qui s’accroît.
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En réalité, et il est triste de devoir énoncer une telle évidence morale et civique, tous les racismes sont à combattre, ces abjections qui réduisent l’autre à une caractéristique dont il n’est ni responsable ni coupable. Mais que M. Plenel se rassure : s’il est vilipendé par beaucoup, ce n’est pas parce qu’il est blanc, mais en raison du fait qu’il pense trop souvent faux et que l’équité médiatique, en matière régalienne, lui est étrangère.
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