L’Espagne domine et élimine une équipe de France décevante. C’est elle qui affrontera l’Angleterre ou l’Argentine en finale de la Coupe du monde – et qui pourra voir Donald Trump.
Ce 14 juillet, les Français n’ont pas été à la fête à Dallas où ils se sont inclinés, en demi-finale de la Coupe du monde de foot, face à l’Espagne par 2 à 0. La Roja (la Rouge) les a stoppés dans leur ambition de conquérir une troisième étoile.
Au revoir, Dédé
« Ils étaient nettement au-dessus de nous », a reconnu au micro de la Six, qui retransmettait le match en facturant jusqu’à 390 000€ les 20 secondes de publicité, Didier Deschamps. Cette défaite scelle, comme il l’avait annoncé avant le début du tournoi, son destin de sélectionneur-entraîneur (coach dans le franglais contemporain, cochet dans celui des siècles précédents) de l’équipe de France.
Par ce propos, il a coupé court à toute polémique, notamment au sujet du penalty à la 22e minute qui a permis à l’attaquant basque de la sélection rouge et or, Mikel Oyarzabal, d’ouvrir le score. Bien sûr déçu, il reconnaissait sans réserve la supériorité des Ibères, qui fait d’eux de sérieux postulants pour soulever la Coupe dimanche prochain, soit face à l’Argentine, détentrice du titre, soit face à l’Angleterre qui court après ce trophée depuis 1966, année où elle avait conquis son unique étoile.
La France comme anesthésiée
Pourtant, bien qu’elle figurât parmi les favorites avec la France, l’Espagne avait mal entamé cette Coupe, concédant lors de son premier match de poule un nul (0-0) face au très modeste Cap-Vert, qui participait à son premier Mondial. Une entrée en matière déconcertante, imputable à la prestation du gardien cap-verdien, Vozinha (40 ans et, a-t-on appris depuis, à moitié borgne de l’œil droit). Très rapidement, la Roja a remis les pendules à l’heure, notamment en éliminant le Portugal de Cristiano Ronaldo en 8e de finale (1-0). Puis, en quart, elle a plié la Belgique en lui passant deux buts et en n’en encaissant qu’un seul.

Après la victoire de la Roja, tous les commentateurs louangeaient son jeu de petites passes qui anesthésie l’adversaire, s’apparentant à l’art du matador qui prépare le moment de l’estocade fatale. La fin du match s’est étirée sans que, toutefois, les Bleus ne mettent en difficulté Unai Simón, le gardien basque de la cage espagnole.
Cette défaite des Bleus prive Kylian Mbappé du titre de meilleur buteur de cette Coupe, qu’il appelait de ses vœux. Il était, jusqu’à cette élimination où il est resté stérile, à égalité avec Messi (sept réalisations chacun). Mais l’Argentin peut désormais prendre l’avantage mercredi lors de la demi-finale contre l’Angleterre, et, si le sort lui sourit, en finale contre l’Espagne dimanche prochain…
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