En décembre 2008 et janvier 2009, la Grèce, qui était encore un pays indépendant, avait connu deux mois de révolte. Une génération précarisée, composée d’étudiants et de jeunes des quartiers populaires, avait laissé éclater sa colère et tenu tête aux forces de l’ordre avec une compétence et un courage remarqués par des observateurs avisés comme, par exemple, les auteurs toujours inconnus de l’Insurrection qui vient.

Le détonateur de ce soulèvement avait été le meurtre d’un adolescent de 15 ans, Alexis Grigoropoulos, abattu dans le quartier très contestataire d’Exarchia par un policier qui lui avait logé trois balles dans le corps. Le policier en question vient d’être condamné à la prison à perpétuité. On peut en conclure que la Grèce, actuellement occupée économiquement par les men in black de l’UE-FMI et sur le point de devenir la première colonie chinoise en Méditerranée a encore au moins un secteur qui n’a pas été privatisé: sa justice.

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