Les résultats de l’élection à la présidence du Sénat ont été assez clairs puisque Gérard Larcher avait renoncé à manipuler les centristes sur l’amicale pression de Nicolas Sarkozy, qui ne voulait pas ajouter le déshonneur à la défaite. Jean-Pierre Bel, ancien président du groupe socialiste, a donc été élu dès le premier tour par 179 voix contre 134 voix pour le président UMP sortant et 29 voix pour la centriste Valérie Létard.

Ce résultat, comme le veut le règlement du Sénat, a été proclamé par le doyen de la Haute Assemblée. Mais là, le match a été beaucoup plus serré et s’est joué à presque rien. Il a été remporté, vraiment de justesse, par Paul Vergès, leader du Parti Communiste Réunionnais et frère jumeau de l’avocat, qui est né le 5 mars 1925. Il a battu sur le fil un autre jeunot de 86 ans, le sénateur de l’Essonne, Serge Dassault, qui lui a vu le jour…un 4 avril 1925.

C’est d’autant plus rageant pour Serge Dassault, autrefois maire régulièrement invalidé et régulièrement réélu de Corbeilles-Essone face à un challenger également communiste, que Paul Vergès ne va lui voler le doyennat que très provisoirement. Vergès a en effet annoncé son intention de démissionner rapidement au profit de la suivante sur sa liste, Gélita Hoarau.

Passé un certain âge, avant de retrouver la beauté des danseuses de maloya et le goût du rhum arrangé de l’Ile Bourbon, il y a des petits plaisirs métropolitains qui ne se refusent pas…

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