L’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) a annoncé ce jeudi avoir déposé plainte au tribunal de Mende (Lozère) contre un eurodéputé qu’elle accuse d’avoir encouragé les bergers à régler à coups de fusil leurs différends avec canis lupus. La plainte vise ce député européen pour « incitation à la destruction d’une espèce protégée », précise l’Aspas dans un communiqué.

L’objet du délit ? Une déclaration sans équivoque faite le 17 juillet sur Radio Totem : « Pour moi, les choses sont claires: si le loup risque d’attaquer un troupeau, la meilleure façon de faire, c’est de prendre le fusil et de tirer », avait déclaré l’élu. « Ce qui se passe dans les Alpes est absolument intenable pour les éleveurs et si cette menace risque d’arriver ici dans les Cévennes, ça va être intenable encore. Donc je ne crois pas qu’au nom de la biodiversité on doive accepter », a ajouté l’élu supposément lupophobe.
L’Aspas rappelle que le loup « est une espèce strictement protégée en France » et que « sa destruction et l’incitation à la destruction sont illégales ». Selon elle, cette prise de position est « au niveau de l’anti-écologie primaire ». L’infraction pénale reprochée à l’eurodéputé est, d’après l’association, « passible de 15.000 euros d’amende et d’un an d’emprisonnement ».

Ah oui au fait, j’ai oublié de vous dire le nom de cet eurodéputé que les soi-disant amis des bêtes veulent crucifier. C’est un certain José Bové. Comme quoi même après des années passées en réunions chez les Verts et en colloques chez les altermondialistes, il n’a pas tout perdu de son bon sens paysan.

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