Le 6 mai prochains, je glisserai dans l’urne un bulletin au nom de Nicolas Sarkozy. C’est ce que j’aurais fait il y a cinq ans si j’avais eu l’âge requis. Je n’ai jamais eu l’occasion de m’en expliquer ailleurs que dans des débats houleux avec mon entourage bobo, qui a toujours vu là au mieux une provocation, au pire la manifestation d’une sombre profondeur fasciste.

Je vote Sarkozy parce que la République des arts, des lettres et des médias le déteste, le conspue, l’insulte et, c’est un comble, le méprise. Un comble, car il me semble que le chef de l’État tient en général des propos plus intelligents, plus construits et plus sportifs que la plupart de ces alcooliques illettrés qui ne tiendraient pas un quart d’heure face à lui, si l’occasion leur était donnée de débattre (mais ils n’aiment pas tellement le débat, parce qu’ils n’en ont pas l’habitude).

Je vote Sarkozy, c’est parce que je n’ai pas envie de voter comme Le Monde, comme les dealers, comme Gérard Miller, comme les fonctionnaires territoriaux ; parce que je préfère soutenir le candidat de Nadine Morano, qui a au moins un peu de courage, que celui de Yannick Noah.

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