N’étant qu’un petit juif de France, (1,57m including talons et bob) et pas une « institution juive », je ne sais si le CRIF a la prétention de me représenter. Je ne ferai donc pas de mauvais procès à l’organisme présidé par Richard Prasquier, d’autant plus qu’il fait en général du bon boulot, notamment face à la résurgence ici-bas d’un antisémitisme qui ressemble aussi peu à celui de grand-papa que Mohamed Merah à la comtesse Gyp.

Tout ça pour dire que j’attends depuis un certain temps, et manifestement en vain, que le CRIF rappelle à l’ordre tous ceux qui dans le débat autour du mariage gay, posent plus ou moins hypocritement l’équation antimariage = antisémite. Deux mentors de ce qu’on appelait jadis la gauche caviar  (au sens propre pour le second) se sont illustrés dans cet amalgame piteux.

Tout d’abord, l’idiot du village Jean-Michel Ribes, qui a pensé clore le débat en déclarant à ses contradicteurs « Hitler aussi est né d’un père et d’une mère ! ». Ensuite l’ineffable Pierre Bergé qui ne cesse de mettre en parallèle « l’humus antisémite et antigay ».

Il se trouve que ce sont ces deux amis qui ont organisé le grotesque after people de la manif de dimanche (Patrick Mandon a trouvé le mot parfait pour décrire l’ambiance : « patronage » )

J’ai entendu dire ce matin à la radio que Manuel Valls avait été l’hôte d’un dîner lyonnais du CRIF hier soir, et qu’il y avait annoncé de fortes et justes décisions quant à la lutte anti-djihad sur le net. Ça ne nous étonne pas de lui. On sait que ce combat lui tient à cœur, et pour de vrai. En revanche ce qu’on ne sait pas, c’est pourquoi il a tenu à honorer de sa présence la surboum dominicale de nos deux banalisateurs forcenés de l’antisémitisme. Si l’un des convives de ce dîner a eu la bonne idée de poser la question au ministre de l’Intérieur, qu’il n’hésite pas à nous faire part de sa réponse…

 

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