Le réalisateur chouchou de la presse et de l’idéologie diversitaire a un passé très lourd.


 

Aujourd’hui célébré par l’ensemble des médias comme l’équivalent français d’un Spike Lee, Ladj Ly, réalisateur des Misérables, a connu des heures sombres. Et quelques gros démêlés avec la justice. Il y a huit ans en effet, le 2 mars 2011, il comparaissait devant le tribunal de Bobigny pour complicité d’enlèvement, séquestration et tentative de meurtre.

Trois ans de prison ferme

Reconnu coupable, il est condamné à trois ans de prison ferme (1). Les faits remontent à janvier 2009, à Clichy et Montfermeil: un ami du futur réalisateur, Amad Ly (lequel avait obtenu un an auparavant le Prix de l’éthique pour son travail de médiation pendant les émeutes de 2005), découvre que sa sœur entretient une relation hors mariage. Elle n’est plus vierge, elle n’est pas mariée.

Selon la religion musulmane, cela porte un nom, la fornication.

Quand Ladj Ly faisait appliquer la charia…

Comme il y va de l’honneur d’une famille, c’est une transgression qui doit être sévèrement punie. La charia doit s’appliquer. Amad appelle son frère Mamoudou et son ami Ladj pour qu’ils le secondent dans sa mission. Ils se rendent au domicile de l’amant, le frappent, l’enferment dans le coffre de la voiture. Ils vont ensuite chercher un bidon d’essence, avant de se diriger vers une forêt de Seine-et-Marne. Lorsque la voiture est à l’arrêt, ils font sortir le prisonnier du coffre et le frappent à nouveau. Mû par l’instinct de survie, ce dernier réussit par miracle à s’échapper, conservant ainsi la vie sauve.

Mise à jour (18/12): Selon Libération, Ladj Ly a effectivement été condamné, mais pas pour complicité de tentative de meurtre. Lire notre mise au point ici.  Le titre de l’article ci-dessus a été modifié le 21/12.

Lire la suite