Selon Libé, le réalisateur star a bien été condamné à une peine de prison en 2011, même si un autre prénom apparaissait dans la presse de l’époque. Selon le quotidien dirigé par Laurent Joffrin, la peine de trois ans ferme aurait été réduite à deux ans en appel et si les chefs d’« enlèvement et séquestration » auraient été retenus, pas ceux de violences et complicité de tentative de meurtre.


 

Anne-Sophie Nogaret révélait hier sur le site de Causeur que le cinéaste Ladj Ly, récompensé à Cannes pour son film Les Misérables, avait été condamné par la justice à une peine de prison en mars 2011.

Sur Twitter et dans les rédactions, flottement depuis hier soir… Causeur serait-il pris en flagrant délit de fake news ? 

Ladi Ly et Ladj Ly, la même personne?

Ce midi, le service Checknews de Libération est venu confirmer les révélations de la journaliste. Grâces soient rendues à nos confrères et à leurs sources. Maintenant, l’information sur le passé peu reluisant du réalisateur chouchou du moment devient officielle.

Le quotidien précise que beaucoup ont douté de la véracité de l’information, car dans la dépêche de l’AFP et dans l’article du Parisien de 2011 relatant l’affaire, « il y est question d’un Ladi Ly, et non d’un Ladj Ly. »

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Libération confirme qu’il s’agit bien du même individu. Une « source judiciaire » aurait ensuite précisé à nos confrères que l’année suivante, en appel, la décision de justice avait été réduite à deux ans de prison ferme et un an avec sursis, pour enlèvement et séquestration, mais pas pour violence ou tentative de meurtre comme nous l’indiquions.

Le casier judiciaire de Ladj Ly contiendrait d’autres condamnations

De plus, Libération ajoute que le réalisateur Ladj Ly avait été condamné pour outrage et violence contre le maire de Montfermeil Xavier Lemoine en 2012 (90 jours-amende à 5 euros).

Enfin, la veille de sa condamnation pour enlèvement, le 1er mars 2011, il aurait été condamné à 400 d’amende pour la diffusion de vidéos d’interventions policières accompagnées de « commentaires outrageants » à l’endroit des forces de l’ordre!

Pour résumer, l’essentiel de nos informations étaient donc exactes, ce que confirme l’enquête publiée par Checknews, même si les chefs d’accusation de la condamnation finale ne seraient pas ceux qu’indiquait notre article.

Il ne s’agit évidemment pas pour nous de confondre auteur et oeuvre (ou d’appeler à boycotter un film), mais bien de se poser des questions sur celui qui semble être devenu une caution morale.

 

 

Capture-Afp-SudOuest

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