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La guerre fait rage entre deux collectifs féministes: combien de «féminicides» en perspective?

Mais il paraît qu’il ne faut pas dire « féminicide » quand c’est entre femmes!

La guerre fait rage entre deux collectifs féministes: combien de «féminicides» en perspective?
Manifestation féministe Nous Toutes le 20 novembre 2021 à Paris -©CELINE BREGAND / SIPA

Alors qu’elle relayait depuis six ans son décompte des meurtres de femmes, l’association « Nous toutes » accuse désormais le collectif « Féminicides par compagnons ou ex » de transphobie. En cause, des propos « oppressifs », et « illégaux » soi-disant tenus sur les réseaux sociaux. L’équipe de Caroline de Haas a ainsi dénoncé un « collectif qui affiche des positions contraires à [ses] valeurs » et entend mettre en place un décompte plus large. Au fou.lle.s !


Dans une vie antérieure, je fus un vieux mâle blanc. Je me moquais des femmes, je les battais, je les violais, je les tuais. Et quand elles en venaient aux mains, j’osais parler de crêpage de chignon.

Ayant fait un stage immersif chez Caroline de Haas j’en suis ressorti rééduqué et inclusif. Et si je m’autorise à évoquer ce honteux « crêpage de chignon » c’est juste pour vous ouvrir les yeux sur les abominations dont j’étais capable.

Les lignes qui vont suivre seront donc pures, innocentes, et réfléchies. Pour bien les comprendre il faut se plonger dans les pages du Gulliver de Jonathan Swift… Vous savez la guerre entre ceux qui voulaient ouvrir les œufs par le petit bout et ceux qui tenaient mordicus à les entamer par le gros bout…

La guerre dont nous allons vous narrer les péripéties oppose le collectif « Nous toutes » à l’association « Féminicides par compagnons ou ex ». Un combat fratricide ! Mais peut-être faudrait-il écrire « sororicide » ?

Le collectif de Caroline de Haas accuse « Féminicides par compagnons ou ex » de transphobie, au motif que cette association refuse de comptabiliser les assassinats de personnes transgenres. La riposte, fulgurante, ne s’est pas fait attendre : « nous n’avons recensé aucun décès violent de personnes transgenres jusqu’à maintenant ».

Nous ne souhaitons pas, mais pas du tout, nous engager dans cette guerre sororicide. Mais force est de constater que la logique et le bon sens ne sont pas chez Caroline de Haas. Car quand un (une ?) transgenre est tué(e ?), qui meurt ? Une femme en devenir ? Un homme en devenir ? Il, elle, Iel ? Là, il nous faut nous arrêter, car ça devient trop compliqué pour nous. Afin de nous reposer allons retrouver le vieux mâle blanc que nous avions lâchement abandonné.


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est journaliste et essayiste

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