« Le problème des journalistes, c’est qu’ils sont tous de gauche », me suis-je mille fois entendu dire. Eh bien, la preuve que non, ce n’est pas cela le problème.

J’ai toujours considéré, pour ma part, que ce qu’il fallait reprocher aux journalistes n’était pas leur positionnement politique mais leur posture de discours. Celle-ci inclut leur attitude moralisatrice, leurs partis-pris présentés comme des évidences indiscutables et l’hypocrisie qui leur fait prétendre que leurs opinions politiques n’ont pas d’impact sur leur propos.

Médias de déférence

Le seul critère constant et incontestable d’appartenance à la fachosphère étant donc le fait de se méfier du discours médiatique dominant, j’avais fini par me faire à l’idée que je devais bien, moi-même, être quelque part un petit peu fasciste. Du moment que l’on s’accorde sur ce que l’on entend par là, à la limite, cela ne me dérange pas.

Mais les médias de référence oseront-ils inclure Le Média dans la fachosphère ? Il y a fort à parier que non, sauf peut-être si le côté dieudonnesque de la France Insoumise (dont le Média est l’organe d’information officiel) venait à s’accentuer encore.

Pour l’heure, l’émergence du Média, sorte de TVLibertés de gauche, donne une audience et une visibilité à un discours habituellement, et trop facilement, associé à l’extrême droite. Dans la démarche qu’adopte le Média apparaît en creux une critique des médias dominants:

Le Média s’affiche comme « engagé » et ses concepteurs n’hésitent pas à dénoncer l’hypocrisie du mythe de la neutralité journalistique.

Il est d’ailleurs incroyable que le Média ait à se défendre d’être la Pravda parce que, mis à part son positionnement politique très à gauche, il s’apparente bien moins a priori à un organe de propagande de masse que Cnews Matin, par exemple. Ce qui est perturbant, à la limite, c’est…

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