Mieux vaut trop tard que jamais: interrogé ce matin sur RMC par Jean-Jacques Bourdin, qui lui demandait s’il se sentira engagé, une fois élu, par les préconisations de l’accord PS-EELV, François Hollande a enfin mis les points sur les i : « Non, j’appliquerai les mesures qui me paraissent les plus essentielles »

En cause, non seulement la fatwa antinucléaire des écolos, mais surtout, désormais, leur proposition d’effacement de la France au Conseil de Sécurité au profit de Bruxelles, validée et entérinée en l’état par Martine Aubry et les charlots de Solferino. L’accord, rappelons-le, stipule noir sur blanc : « La France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l’ONU (…) : siège européen, suppression du droit de veto, meilleure représentativité des pays du Sud au sein du Conseil de sécurité, renforcement du rôle des ONG »

Après avoir débité à Bourdin une ou deux clauses de style du genre « Les Nations-Unies doivent évoluer, il y a une réflexion qui peut être engagée, une gouvernance mondiale…», François Hollande a quand même fini par trancher dans le vif : «Tant que je serai dans la situation d’exercer la responsabilité de mon pays, si les Français me la confient, il n’y aura pas de remise en cause unilatérale du droit de veto.»

D’ici là, et si François veut vraiment que les Français lui confient la responsabilité que vous savez, il serait temps qu’il s’arroge à lui-même un nouveau droit de véto, sur les décisions ubuesques que ne cesse de prendre, dans son dos, la direction du Parti Socialiste…

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