J’ai été un des premiers à ressentir qu’il les battrait tous et toutes! Aussi, dès le départ, me suis-je inscrit sur son site internet et abonné à sa liste de diffusion. C’est avec le même enthousiasme que j’ai soutenu une à une ses actions quand il a été élu Président, soutien qui s’est manifesté en ajoutant (en ligne) mon nom aux pétitions soutenant les réformes entreprises. N’ai-je pas ainsi reçu en retour la fameuse loi sur la santé où ma signature figure près de la sienne ? Bref, j’aime cet homme, oui j’aime Barack Obama !

Or voilà que – toujours dans le cadre de cette mailing list – je reçois il y a quelques jours un message de la First Lady Michelle Obama qui me demande de cosigner une carte pour les 49 ans de Barack le 4 Août prochain… « Ce fut une grande et difficile année pour lui », dit-elle en substance, et « nous nous en souviendrons longtemps après le passage de la Affordable Care Act et de la réforme de Wall Street. Je prépare une carte d’anniversaire que je souhaiterais vous voir signer (…) en même temps que moi, Malia, Sasha et Bo afin de lui montrer que nous serons avec lui pour la prochaine année. (…) Contribuerez-vous à faire en sorte que ce jour soit mémorable pour Barack en lui souhaitant un bon quarante-neuvième anniversaire ? »

Je dois avouer que, sans chercher à dramatiser une requête emprunte d’une simplicité très américaine assortie d’une pincée de marketing, ce message m’a immédiatement mis mal à l’aise. Pourquoi verser en effet dans ce culte de la personnalité en demandant à des millions de personnes de célébrer l’anniversaire d’Obama ? Brejnev, Ceaucescu et consorts raffolaient de ce genre de mauvaises plaisanteries. Comment diable ont-il réussi à contaminer post mortem les Etats-Unis ?

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Michel Santi
Franco-Suisse né à Beyrouth en 1963, il a sillonné le Moyen-Orient. ex-cambiste et trader, il dirrige sa propre société financière à Genève pendant douze ans. Aujourd'hui, Michel Santi décortique, scrute et analyse le monde de la Finance. Il est également rédacteur du site : Gestion Suisse
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