Les écrivains ont toujours, pour le meilleur comme pour le pire, adoré les automobiles. À deux ans d’intervalle, Roger Nimier et Albert Camus se sont tués dans de chics et dangereux bolides. Une Aston-Martin pour Nimier à l’entrée de l’autoroute de l’Ouest et la Facel-Vega de Michel Gallimard pour Camus sur la Nationale 6, quelque part dans l’Yonne.

Dans Mythologies automobiles, Thomas Morales fait appel aux écrivains mais aussi aux cinéastes, acteurs et chanteurs pour revisiter les Trente Glorieuses à travers sa nostalgie cylindrée de petit garçon qui eut mal au cœur à l’arrière des CX (pour la génération précédente, ce furent les DS) : « Je crois que l’automobile est entrée dans une nouvelle ère, celle du transport et du collectivisme. Je préfère me rappeler celle des émotions et des utopies. Pour les hommes nés après la Deuxième Guerre mondiale, les voitures ont façonné leur destin, leur manière de penser et d’aimer. ».

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Jérôme Leroy
Ecrivain et rédacteur en chef culture de Causeur.Dernier roman publié: Un peu tard dans la saison (La Table Ronde, 2017). Prix Rive Gauche
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