Je me demande si je vais encore pouvoir aller travailler à l’Assemblée nationale en jupe. Depuis l’affaire Strauss-Kahn, on répète partout que les hommes politiques
sont d’affreux obsédés, principalement soucieux de draguer puis de baiser tout ce qui passe : employées, militantes, journalistes…
Les journalistes du genre féminin peuvent-elles, dans ce contexte de harcèlement permanent, continuer à travailler sereinement ? Ou doivent-elles dépenser une énergie folle à repousser les avances de ces Barbe-Bleue à cocarde ? Dans ces conditions, celles qui continuent à porter des jupes sans rien dire sont-elles de fieffées salopes, briseuses de ménages, des Barbie reporters prêtes à tout pour un scoop – ou un coup ?

J’imagine que, dans le cas DSK, la pénurie d’informations réelles oblige à broder pour meubler les heures d’antenne en attendant le vrai procès. À ce titre, rien de tel qu’une petite auscultation du milieu politico-médiatique pour conserver l’attention des téléspectateurs. Attention, c’est parti pour l’opération « culs propres » !

Première idée : les hommes politiques sont d’affreux obsédés. Je suis bien obligée de convenir que ce n’est pas faux.

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