Traboule lyonnaise

La puérile passion de l’exotisme m’a conduit jusqu’à Lyon. Moi qui suis méditerranéen comme un phoque moine, je ne connaissais jusque-là de cette ville que l’exténuante laideur des alentours de la gare de la Part-Dieu. Dans mon idiolecte d’égaré, Lyon désignait une ville imaginaire née, par une fantasque synecdoque, de l’extension infinie de cette zone semi-commerciale livrée à la désolation. Ma coupable ignorance n’avait rien à envier à celle d’un touriste américain qui n’eût retenu de son séjour à Lyon que le fait qu’elle était « la ville d’Albert Canut ».

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