L’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm encourage les provocations gauchistes. Avec un mélange de sottise potache et d’esprit sérieux, la droite et la police y sont conspuées et les élèves sommés de participer aux activités queer, féministes ou écolos.



En 1895, pour le centenaire de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, son directeur, Georges Perrot, demandait aux élèves « d’entretenir cette flamme subtile et vivace, l’esprit même de l’École, qui s’est transmise jusqu’ici, comme le flambeau dont parle le poète, de génération en génération ». « Les destinées de l’École, écrivait-il, ne seraient compromises que le jour où les intelligences s’y endormiraient, où s’y éteindrait l’ardeur de la sainte curiosité, où, par l’effet de je ne sais quelle anémie que nous n’avons aucune raison de prévoir, la vie s’en retirerait. “Vous êtes le sel de la terre”, pouvons-nous dire, pour parler la langue de l’Évangile, à nos élèves d’aujourd’hui, de demain et d’après-demain ; “mais si le sel perd sa saveur, qui la lui rendra ?” »

La « flamme » brille-t-elle encore ? Une simple visite dans la salle Raymond-Aron de l’école permet d’en douter. Celui qui s’attend à se trouver dans un haut-lieu de la République, où furent formés la plupart des meilleurs esprits du pays pendant deux siècles, a de quoi être ébranlé : « Je pense, donc je casse », proclame un tag infect. « Nik la BAC et les connards de droite », répond l’autre. On se demande qui sont ces vandales qui ont osé piétiner, souille

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Décembre 2019 - Causeur #74

Article extrait du Magazine Causeur

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