Policiers surinés au cri d’Allahou akbar, automobiliste fonçant sur les passants à Dijon, répétition d’une scène quasi identique à Nantes, cri en moins, ouf, enfin un qui ne s’est pas réclamé du djihad.

Manuel Valls a beau déclarer que « jamais nous n’avons connu un aussi grand danger en matière de terrorisme », on chipote : actes isolés commis par des malades mentaux (et ceux qui vont en Syrie, sains de corps et d’esprit ?) dont seul le premier était repéré comme islamiste patenté; le second ,un déséquilibré notoire , dont la procureur ne relève pas qu’il criait Allahou akbar selon les témoins , et qu’en somme son « délire mystique » ne justifiait pas la saisie du parquet antiterroriste de Paris ; quant au troisième, celui de Nantes, il aurait laissé un carnet contenant, d’après la procureure, « des propos pour le moins confus » où il évoquait « le risque d’être tué par les services secrets ». Cherchez l’erreur : de ce côté-là, il ne risquait pas grand-chose.

Mais, chers médias, le mode opératoire de ces crimes ne vous dit rien ? Rien vraiment, même lorsqu’un de ces meurtriers déclare avoir agi « au nom des enfants de la Palestine » ? Non vraiment rien, aucun rapprochement avec ce qui s’est passé ces dernières semaines en Israël ! Les voitures qui foncent dans la foule, les attaques au couteau… Comme c’est bizarre ce silence : ça vous grattouille ou ça vous chatouille le bien-pensant ?

Et si, pourtant loin de Jérusalem, nous avions ici les mêmes ennemis, ceux qui ont déclaré la guerre à l’Occident, suivant en cela les injonctions des islamistes, pardon, seulement de Daech, leur diable, la charte du Hamas n’étant qu’un conte pour enfants.

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