Mercredi 13 mai, une soixantaine de femmes ont bloqué le tramway pendant une heure au Petit Bard-Pergola, quartier chaud de Montpellier, pour protester contre une modification de la carte scolaire locale. So what, me direz-vous ? Le reportage du Figaro qui nous a informés de ce micro-événement se révèle fort instructif, notamment à travers les propos rapportés de ces mères de jeunes élèves, dont la majorité ne parle qu’arabe et porte le voile islamique.

Motif de leur courroux : la décision d’orienter davantage d’enfants du quartier vers un établissement d’éducation prioritaire, surnommé « le collège marocain » par les gens du coin. Car désormais, elles ne comptent pas laisser aux nantis le privilège de contourner les découpages administratifs. « Dès que l’on connaît les codes scolaires, on use de stratégies d’évitement », explique au Figaro la porte-parole de nos mamans en colère. L’article précise que Fouzia, 38 ans, est « arrivée du Maroc à l’âge de 11 ans », et a fait tardivement « des études d’histoire à l’université, en civilisation gréco-romaine » parce que « c’est important de revenir aux racines ».

Au passage, elle fait preuve d’une franchise que seule permet une arrivée récente sur le territoire français. A propos des bahuts-ghettos où l’on veut la contraindre à inscrire ses rejetons, elle pose la question : « Dans ces écoles, il n’y a quasiment plus de Blancs. Comment nos enfants vont pouvoir se sentir français ? » Vous avez bien lu. Désormais, ce sont les immigrés les plus récents qui exigent qu’il y ait « quelques white, quelques blancos » de plus dans l’école de leurs enfants. Et réclament d’être confrontés à un minimum d’autochtones, pour avoir une chance de s’approprier leur culture.

A ce train-là, SOS Racisme ou la Licra vont finir par intenter un procès à ces mauvais immigrés qui refusent de se définir par leur « différence » et de rester sagement parqués entre « stigmatisés ». En attendant, une amie enseignante en banlieue parisienne, dont la quasi-totalité des élèves est d’origine africaine, nous fait cette remarque : « Les mamans, toujours les mamans… mais où sont les hommes ? » Tiens donc, c’est vrai ça, les pères semblent nettement moins pressés que leurs femmes de s’imprégner de la culture libérale occidentale. Par peur que leurs fillettes se croient autorisées à boire de la bière ou à porter des minijupes ?

Voilà qui commence à faire pas mal de très bonnes questions à méditer…

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