Voilà ce que nous donne à lire Ella Balaert avec tout sur George Sand (ou presque), un essai richement illustré et fort réussi.

« La vie de George Sand est un éblouissement ! », est-il écrit en quatrième de couverture de tout sur George Sand (ou presque), d’Ella Balaert. « Grande amoureuse, féministe à sa manière, émancipée voire scandaleuse pour son époque, cultivée et habile de ses mains, amie des arts et passionnée par la musique, engagée du côté des opprimés, républicaine et pacifiste, écologiste avant l’heure, anti-mariage forcé, moderne et profondément maternelle… et surtout, grande femme de lettres à l’écriture féconde et subtile. » Voilà un bref et beau portrait de l’un des auteurs les plus importants de la littérature française.
Romancière, dramaturge, critique littéraire, journaliste et peintre française, née le 1er juillet 1804 à Paris et morte le 8 juin 1876 au château de Nohant, dans l’Indre, George Sand n’est autre que le nom de plume d’Aurore Dupin. C’est son parcours mais aussi une manière de portrait mosaïque que nous dresse Ella Balaert ; un portrait non linéaire mais constitué de petits textes richement illustrés.
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Résultat : jamais on ne se lasse et elle nous apprend une multitude de choses à propos de la célèbre femme de lettres.
Une grande amoureuse
Saviez-vous par exemple, que les courriers qui constituent la correspondance de George Sand avec son amant, Alfred de Musset, furent détruits ? « Certaines lettres circulent, érotiques et codées, qui sont en réalité des faux, écrites ni par l’un ni par l’autre », confie Ella Balaert qui, grâce à sa rencontre avec Michelle Tricot, auteur de Solange, fille de George Sand (éd. L’Harmattan, 2024) et adjointe à la culture de Montgivray, dans l’Indre, évoque non sans délicatesse et émotion, Solange « une fille dans l’ombre de sa mère ». On apprend également que la créatrice de La Mare au diable était capable d’écrire avec facilité jusqu’à 14 heures par jour. On découvre qui était Sophie Delaborde, fille d’un tenancier d’estaminet, devenu oiselier à Paris, quai de la Messagerie, « dont Sand aspire à se faire aimer de cette mère fantasque et changeante, ‘’ timide’’ et ‘’ardente’’», passionnée en tout, dont elle hérité la haine de ‘’la contrainte’’. Elle lui pardonne des colères, des injustices, des sautes d’humeur qu’elle ne tolérerait pas chez d’autres personnes. Quand sa mère meurt le 19 août 1837, Sand a 33 ans. »
Ella Balaert insiste sur Nohant, voulu par la romancière, comme une sorte de phalanstère à la Fourier, « un lieu de vie démocratique, fraternel, presque évangélique, où les décisions se prennent en commun et où le bonheur de chacun importe à tous. » Les deux ans d’amour qu’elle passe avec Musset, sont, selon le critique littéraire Sainte-Beuve, le plus grand événement de la vie du poète qui, jusqu’à sa mort survenue à l’âge de 46 ans, sombrera dans la dépression et l’alcool. Quant à ses amours avec Frédéric Chopin, ils se dégraderont au fil du temps et dureront neuf ans. On le sait, cette grande amoureuse, passionnée, eut de nombreux amants, Musset et Chopin furent les plus connus, mais il ne faut pas oublier ceux qui ne furent « que de passage», parmi eux un certain Prosper Mérimée. Ce tout sur George Sand (ou presque) nous comble.
tout sur George Sand (ou presque), Ella Balaert ; éd. Cours Toujours ; 130 p.





