Nos «grands» médias ont menti en relayant la propagande du Hamas. Il n’y a pas eu de «famine» à Gaza, les «journalistes tués» étaient des djihadistes, et de nombreux «employés de l’UNRWA» étaient des agents des terroristes. Pas un mot en revanche sur la terreur exercée par le Hamas sur les civils palestiniens.
Il a suffi de vingt-quatre heures pour que la mécanique de la calomnie se mette en branle. Nous sommes le 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque terroriste la plus meurtrière de l’histoire d’Israël. Alors que le pays peine à réaliser ce qui vient de se produire, que des djihadistes en armes se trouvent encore sur le territoire de l’État juif et que les corps des victimes sauvagement tuées par le Hamas sont loin d’être tous identifiés, les mensonges commencent déjà à pleuvoir aux quatre coins de la planète.
Dans les rues de New York, ce jour-là, des manifestants défilent en scandant : « La résistance est justifiée » et « Mondialisons l’intifada ». Le 9 octobre, des scènes similaires sont rapportées à Londres et à Sydney, tandis qu’en Colombie, le président Gustavo Petro compare la politique israélienne au nazisme et qu’aux États-Unis, Human Rights Watch qualifie de « crime de guerre » la décision d’Israël de suspendre l’exportation d’électricité vers Gaza. Le lendemain, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme reprend le réquisitoire d’Human Rights Watch et déclare : « La vengeance n’est pas une réponse. » À ce stade, Israël n’a lancé aucune riposte militaire…
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Ces accusations infamantes ne sont pas seulement brandies par des foules fanatisées et la propagande des ennemis de l’État juif. En quelques mois, elles intègrent la rhétorique ordinaire des grands médias progressistes. Le 24 mars 2024, le quotidien espagnol El País publie une tribune de l’universitaire américaine Judith Butler intitulée : « Face aux atrocités du Hamas et au génocide commis par Israël contre les Palestiniens ». Le 6 avril, c’est Le Monde qui titre : « Le nord de la bande de Gaza plongé dans la famine ». Le 13 août 2025, Jodie Ginsberg, directrice générale du Committee to Protect Journalists (CPJ) affirme sans contradiction dans le Guardian de Londres qu’« Israël élimine les journalistes de Gaza et ne cherche même plus à le cacher ».
Comment ces estimables journalistes se laissent-ils abuser si facilement ? Pour comprendre l’efficacité des méthodes de désinformation du Hamas, il faut partir du lieu même où le mouvement islamiste fabrique les textes et les images frelatés avec lesquels il s’emploie à nous intoxiquer : le terrain. À Gaza, tout travail de collecte d’informations s’effectue sous le contrôle du pouvoir, qui arrête les opposants, interroge les dissidents, menace les familles et punit ceux qu’il accuse de collaboration.
Comme preuves du régime d’intimidation permanente qui règne dans l’enclave palestinienne, Amnesty International a récemment documenté neuf exécutions extrajudiciaires ou homicides illégaux imputés aux forces affiliées au Hamas après le cessez-le-feu d’octobre 2025. Une enquête de l’ONU a de son côté recensé 249 cas d’exécutions extrajudiciaires ou de violences physiques graves entre août 2024 et janvier 2026, dont au moins 60 impliquant des forces affiliées au Hamas. Amnesty décrit également des arrestations arbitraires, des actes de torture, des interrogatoires de dissidents et des menaces contre les proches des opposants.
Résultat, quand un vidéaste arrive par exemple sur les lieux d’une école maternelle détruite par une frappe israélienne et qu’il y filme des dépouilles d’enfants, il se garde bien de préciser en commentaire de son post que le Hamas utilisait la cour de l’établissement comme aire de lancement pour des tirs de roquettes. Sous la contrainte, il préfère relayer un narratif trompeur, qui dissimule un renseignement essentiel et empêche donc le public de porter un jugement éclairé sur les événements.
Depuis le 7-Octobre, bon nombre de médias occidentaux ont, en dépit du bon sens et de la déontologie, choisi de considérer ces contenus biaisés comme des informations fiables. Une attitude d’autant plus fautive que les mêmes beaux esprits estiment que les communiqués des autorités israéliennes – c’est-à-dire provenant d’un pays où la société est ouverte et la presse, libre – doivent en revanche être regardés avec suspicion.
Et c’est ainsi que les allégations erronées sur une famine qui aurait été déclenchée par Tsahal à Gaza ont été traitées comme une information authentique par bon nombre de médias occidentaux. À l’origine, il ne s’agit pourtant que d’une pure hypothèse, fondée sur des accusations que personne ne prend la peine de vérifier. Qui oserait mettre en doute « la parole de la victime » ? En mars 2024, l’IPC, système international de référence en matière de sécurité alimentaire, alerte sur une famine « imminente » dans le nord de Gaza. Seulement, trois mois plus tard, en juin 2024, son comité d’évaluation constate que les éléments disponibles ne permettent pas de confirmer que la famine s’est finalement produite. L’augmentation des livraisons de nourriture et le renforcement des interventions sanitaires ont en effet modifié les conditions sur lesquelles reposait la projection initiale. Fin 2025, quand une nouvelle enquête humanitaire est menée à Gaza, elle pointe certes la malnutrition maternelle, la hausse des maladies infantiles et la très mauvaise qualité de l’alimentation au sein de population en général. Mais elle ne relève aucun signe d’une quelconque famine.
Autre légende colportée par le Hamas et ses complices dans les médias : Israël chercherait à discréditer l’UNRWA (le programme de l’Organisation des Nations unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens) en faisant croire à tort que cet organisme serait truffé de djihadistes. Mais l’on sait maintenant que ce phénomène d’infiltration est loin d’être marginal. Le 5 juin dernier, le bureau de l’inspecteur général d’USAID, organisme américain indépendant de l’exécutif de Washington, a notamment indiqué avoir transmis au département d’État 108 dossiers d’employés ou d’anciens employés de l’UNRWA soupçonnés d’avoir participé au 7-Octobre ou d’être affiliés au Hamas.
L’accusation récurrente des « journalistes tués par Israël » à Gaza est un autre cas d’enfumage des médias par les ennemis de l’État juif. La formule laisse penser que des dizaines de reporters ont été visés par Tsahal dans l’exercice indépendant de leur métier d’informer. Or le 25 août dernier, une enquête de Libération a établi que 46 des prétendus journalistes tués à Gaza étaient également recensés comme combattants au sein des organisations palestiniennes. Il faut d’ailleurs noter que, malgré son net tropisme idéologique, Libération a eu l’honnêteté de dire la vérité sur ce mensonge.
Certes, la simple appartenance à une milice ne suffit pas nécessairement à faire d’un individu une cible légitime. Le droit humanitaire distingue les membres de groupes armés qui exercent une « fonction de combat continue » et les hommes qui participent ponctuellement aux hostilités. Les premiers sont considérés comme des effectifs militaires permanents tandis que les seconds ne le sont que lors de leur engagement au feu.
Reste qu’agréger des situations juridiquement et moralement différentes, confondre des journalistes intègres, des salariés de médias contrôlés par le Hamas, des propagandistes, des membres de mouvements politiques et des combattants exerçant parallèlement une activité médiatique relève de la plus grande malhonnêteté intellectuelle. Ici, le trucage ne consiste pas seulement à qualifier abusivement des combattants de journalistes. Il réside dans un décompte qui ne dit presque rien du statut réel des morts, des circonstances de leur mort ou de la raison pour laquelle ils ont été visés.
Relevons au passage que les Palestiniens ne semblent intéresser une partie de l’opinion occidentale que lorsqu’ils peuvent être présentés comme les victimes d’Israël. Lorsqu’ils sont emprisonnés, torturés ou exécutés par le Hamas, leur souffrance devient politiquement moins utile et médiatiquement presque invisible.
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Last but not least, de toutes les fausses accusations véhiculées contre l’État juif, la plus grave est celle de génocide. Dans nombre de médias et un plus grand nombre encore d’universités, elle est devenue un lieu commun, une évidence qui n’a plus besoin d’être démontrée. Or, à ce jour, aucune des deux principales juridictions de La Haye n’a établi qu’Israël avait commis un tel crime. Joan Donoghue, qui présidait la Cour internationale de justice lorsque celle-ci a rendu son ordonnance de janvier 2024, a corrigé l’interprétation largement répandue dans les médias : la Cour n’a pas jugé « plausible » l’accusation de génocide, mais juste reconnu comme plausible le droit des Palestiniens à être protégés contre un tel crime.
Quant à Karim Khan, procureur de la Cour pénale internationale, s’il a bien demandé des mandats d’arrêt contre Benyamin Netanyahou et Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, il n’a pas retenu contre eux la qualification de génocide. Combien de médias ont porté à la connaissance de leurs lecteurs ces précisions, pourtant essentielles ? Il faut le reconnaître, la bataille des mots a été perdue par Israël. Dans l’imaginaire mondial, le massacre du 7-Octobre a été rapidement recouvert par le vocabulaire imposé par ceux qui l’avaient commis. Dans ce récit, tout mort palestinien est un civil, tout porteur d’une caméra un journaliste, tout employé d’une organisation internationale un humanitaire.
Le grand mensonge de Gaza ne réside pas dans une simple déformation des faits. Il consiste aussi et surtout dans la consécration d’une lecture de l’actualité qui fait préférer le préjugé et la formule choc à l’analyse et la nuance. Depuis le 7-Octobre, les ennemis d’Israël n’ont pas seulement altéré la manière dont nous sommes informés. Ils ont aussi attaqué notre capacité de penser.





